Un rayon H&M le premier jour des soldes, le tiroir à chaussettes de mon mec, ma cuisine quand je fais une soirée crêpes… Dans ma tête depuis un an, ça ressemble un peu à tout ça. Le bo-xon. Je reste ou je pars ? Should I stay ou should I go ? Après de longs mois d’hésitation, ça y est, je l’ai fait. J’ai démissionné. EN-FIN.

Pour être honnête avec vous, cet article n’a pas été facile à écrire. J’ai retourné le sujet 10 fois dans ma tête. J’ai refait 5 fois l’intro. J’ai même versé 2-3 larmes. Parce que ma démission, ce n’est pas qu’une histoire de feignasse qui ne veut plus se lever un matin pour aller bosser. Allez, je vous raconte. Des fois que vous, qui me lisez en ce moment, vous seriez en plein doute professionnel. Des fois que moi, qui suis derrière mon clavier, je puisse vous aider à vous poser les bonnes questions et à avancer. 

Un BAC ES, une prépa HEC, une école de commerce. Des stages et des CDD dans le journalisme, l’événementiel, le community management. Tout ça m’a toujours semblé globalement cohérent. Cohérent avec mes aspirations. Cohérent avec qui j’étais. Et même si mes projets professionnels ont évolué au fil des années, j’ai toujours eu le sentiment de savoir ce que je voulais faire dans la vie. De savoir où j’allais.

Jusqu’à ce job. Un CDD dans les études marketing. Les sondages, quoi. Cette recherche d’emploi interminable commençait à me taper sur les nerfs presque autant qu’une chanson de Kendji. Alors, j’ai signé. A défaut d’avoir décroché LE job, j’étais contente d’en avoir décroché un. Un peu comme quand notre cousin accepte in extremis d’être notre cavalier à un mariage. Pareil. Et puis j’enchaîne avec un deuxième et un troisième CDD. Toujours dans la même boîte. Ce boulot n’a rien à voir avec mes projets professionnels, certes, mais il m’offre un statut social, une ligne sur mon CV et des sous. Et puis ça reste du marketing. Ca aurait pu être pire, non ?

Une année de lune de miel en CDI

Le filon du CDD exploité jusqu’au trognon, mon boss me propose un CDI. Un C-D-iii ! J’avais envie de danser sur Single Ladies debout sur mon bureau. Whoa ! Oh ! Oh ! Je vais enfin pouvoir craquer sur ces petites merveilles chez Minelli, réserver mes vacances pour l’été prochain… et lancer le remboursement de mon crédit étudiant. Après ces années de vie étudiante, un peu de confort et de sécurité, je dis pas non. Signer un CDI étant devenu aussi rare que de voir une Miss France qui ne viendrait pas du Nord-Pas-de-Calais, alors je n’ai pas hésité.

Le poste en soi passe au second plan. Ce n’est pas le job de mes rêves, ok, et alors ? Papapalapapa. Au mieux c’est temporaire, au pire c’est surmontable. Je vais peut-être finir par l’aimer vraiment ce job. Avec le temps. Ca a bien marché avec le vin blanc !

Je finis par prendre conscience que je ne suis pas à ma place

Deux ans de boîte, un an de CDI. Surpriiise… Je n’ai pas eu la même révélation pour les études marketing que pour le Tariquet Premières Grives. J’en suis sûre maintenant, les statistiques, c’est pas pour moi. Déjà en école, il fallait que je passe par la case “rattrapages” pour valider la matière. Ca aurait dû me mettre la puce à l’oreille…

Alors j’en ai parlé à mon boss, de mon envie de faire à nouveau de la com’. Il a eu l’air intéressé pour développer l’activité au sein de sa boîte. Et moi j’y ai vraiment cru. Pendant un an. Sauf qu’à chaque fois, il y avait une bonne raison pour ne pas y aller. En fait, c’était juste du vent pour que je reste.

Je commence à m’ennuyer au bureau dès 8H15. A aller “comme un lundi”. A faire le compte à rebours avant le weekend dès le mardi. A compter 3 fois par mois mon solde de congés disponible. La frustration s’accumule et cette situation commence à attaquer mon moral. J’ai le sentiment de m’être auto-sabotée professionnellement. Ce job temporaire commence dangereusement à s’éterniser. Qu’est-ce que je fous là ?

La vie de bureau se dégrade

Dans la vie de bureau, on croise toujours des Jean-Marc ou des Sylvie qui savent tout sur tout. Parce qu’ils ont tout vu. Parce qu’ils ont l’expérience. Des experts en préjugés et clichés. Et c’est pesant.

Les clichés sur ma génération, les Y. L’inévitable défiance d’une génération par rapport à la suivante. Certains baby-boomers ont taxé les X d’avoir les dents qui rayent le parquet. Les X que j’ai côtoyés reprochent aux Y d’être difficiles à manager (un peu feignants, impatients et narcissiques aussi). De ne pas arriver à rentrer dans le rang. De papillonner d’une entreprise à une autre. Ca doit être pour ça que mon boss me parle le plus souvent comme à une stagiaire. Et que mes idées, elles valent pas son expérience.

Les clichés sur les parisiens. Sur les communicants. Sur les blogueuses. Sur les filles qui aiment le shopping et les rouges à lèvres. Sur les gens qui mangent à McDo. C’est simple : tout chez moi a déjà été sujet à l’attaque, la critique ou aux a priori. A te faire hésiter sérieusement avant de passer du chignon au carré plongeant. 

Et je ne vous parle pas des spécialistes de l’affichage, ceux qui se mettent enfin à bosser quand c’est l’heure de partir et te lâchent sur un ton mielleux : “Passe une bonne soirée”. Il y a aussi ceux qui ne répondent pas à ton bonjour. Et même celui qui te menace : “Fais attention à toi”. Ambiance. Mais qu’est-ce que je fous là ?

Entre mal-être et peur de démissionner

Un travail frustrant, un climat dégradé. Je rêve de plus en plus de tout plaquer. De faire comme Hervé, 15 ans à la compta, qui ouvre son food truck en Loire-Atlantique. Mais j’ai peur de démissionner. De quitter mon petit confort. Alors je me fabrique des fausses excuses. Les choses vont s’améliorer… L’ambiance va se détendre… Et puis il y a plein de gens qui n’aiment pas leur travail…  Et chaque matin j’enfile mon “masque de bureau”. P-p-p-poker face, p-p-poker face. Mum mum mum mah. 

Plus les mois passent, plus je me sens mal. Ca a commencé avec la boule au ventre le dimanche soir, les insomnies, les réveils en pleine nuit en pensant au boulot. Classique. Et puis un premier abcès derrière le genou, un second sur l’épaule. Moralement, aussi, je suis mal. A force de tout accepter et de tout entendre, j’ai changé. Moins extravertie. Plus irritable. Je ne branche plus mon lisseur et ça fait bien longtemps que je n’ai pas mis une robe. J’ai perdu confiance en moi. Et je ne sais plus comment m’en sortir.

Le jour où j’ai osé démissionner : la libération

Le déclic, je l’ai eu l’été dernier. Avec les copains, pendant les vacances. Je nous revois ce soir-là à la terrasse d’un café parisien. On picole un peu, je leur raconte beaucoup et là ils me secouent : “Barre-toi de là. Passe en freelance et fais ce qui te passionne au lieu de perdre ton temps”. Mon chéri, ma famille, mes amis, ils m’ont tous soutenue. S’ils avaient pu écrire la lettre de démission à ma place, ils l’auraient fait. 

Fini de tergiverser. Quelques semaines après mon retour de congé, je fais mon job out. “Et ton chéri, il le prend comment que tu arrêtes de travailler ?”. Ah tiens, les clichés sur les freelances, j’y avais pas encore eu droit. Je n’arrête pas de travailler. J’arrête de travailler avec toi. Allez, salut.

Aujourd’hui je tente l’aventure de l’auto-entreprenariat, en tant que webredactrice. Certains diront que je suis naïve.  Moi, je suis avant tout soulagée, même si je ne suis pas encore tout à fait guérie. J’ai décidé de me réapproprier ma vie professionnelle. De reprendre le contrôle de ma vie tout court et être en accord avec moi-même (et ça faisait partie des choses que je souhaitais faire avant mes 30 ans). Je suis libre depuis quelques semaines seulement. Pour l’instant, je ne gagne pas d’argent et je ne sais pas où ce choix professionnel me mènera. Mais ce que je sais, c’est que je suis à nouveau sur le bon chemin. A 18 piges, je m’en souviens, “monter ma boîte”, c’est ce qui m’avait motivée à entrer en école de commerce. Finalement, tout ça redevient cohérent.

Mandela avait raison : le courage c’est d’avoir peur mais d’y aller quand même.

(article republié dans le Huffington Post)

 

 

 

 

44 Commentaires

  1. Je suis admirative de ton courage. Je me rends compte de plus en plus en discutant avec les gens que beaucoup ne sont pas épanouis dans leur job. Mais comme tu dis on se raisonne et on se dit que finalement “que c’est pour tout le monde pareil”. Je suis actuellement en plein doute aussi, “est-ce que j’ai bien fait de choisir ce métier, ces études ?” “qu’est ce que j’aimerais faire d’autre ?” “qu’est ce que je sais faire d’autre…” Je me suis lancée depuis peu dans la création de mon blog pour partager ma passion et mes idées et pour avoir un autre but dans la vie. Mais il m’arrive aussi d’en douter, d’avoir peur de ce que les gens peuvent en penser, et d’être démotivée… Merci d’avoir partager ton expérience.

    • Chez Daine Répondre

      Salut Marie, je pense que pour s’épanouir davantage dans son quotidien, et avant de tout plaquer pour commencer une nouvelle vie, on peut déjà commencer par se demander ce qui nous passionne, ce qui nous fait nous lever le matin. Et essayer d’y consacrer le plus de temps possible. Une bouffée d’air frais, qui permet de décompresser, de prendre du temps pour soi et d’y voir plus clair sur ce qu’on veut faire dans la vie. Comme toi, l’ouverture de mon blog a été un tournant et m’a permis de faire exactement ce que j’aimais, comme je le voulais, en dehors de ma vie de bureau. Et d’être finalement moi-même. J’y ai consacré beaucoup de temps jusqu’au jour où j’ai compris qu’il fallait que j’en fasse mon activité 🙂 Ne te préoccupe pas de ceux qui pourraient penser du mal de tes articles (moi aussi au début, c’est ce que me faisait peur dans le blogging), blogue avant tout pour ceux à qui ils font du bien 🙂

  2. Bravooooo je suis très fière de toi!
    Très bel article tu n’en rajoutes absolument pas tu t’es vraiment rendue malade physiquement et psychologiquement. ..
    Tu n’avais plus rien à faire dans ce job… dommage que personnes ne t’ai fait confiance ni t ai donné les moyens de t épanouir et d’apporter une plus value à l’entreprise….
    Maintenant tu vas redevenir toi même avec tes projets professionnels et personnels et je sais que tu en as plein la tête
    Tu vas voler de tes ailes et revenir à ce que tu as toujours voulu faire
    On a besoin d’argent dans la vie mais ça ne fait pas tout ! Le bien être l’épanouissement personnel et l’amour sont tellement plus importants!
    J’ai confiance en toi tu es courageuse, professionnelle et je sais que tu mettras tout en oeuvre pour réussir !
    Tu vas retrouver ton joli sourire et ta joie de vivre et c’est le plus important
    Bonne continuation dans tes projets! Fonces pour toi maintenant !
    Bisous

  3. prettylittletruth Répondre

    Tres bel article, qui m’aidera dans mes choix pros j’espere 🙂

    • Chez Daine Répondre

      Si cet article est un peu ma “thérapie”, je l’ai d’abord écrit pour aider les personnes qui seraient confrontées plus ou moins à la même situation. A l’époque où j’étais en plein doute professionnel, les articles du même genre me faisaient beaucoup de bien et me motivaient à faire ce que je voulais faire vraiment. Je suis ravie d’avoir pu t’aider un peu 🙂

  4. Hello,
    Merci pour cet article, je me retrouve tellement en toi… sauf que je n’arrive pas encore à sauter le pas. Le confort d’un salaire… c’est ça qui me bloque tellement alors que je rêve de faire de la pâtisserie et pas de la compta. Il est 8h15 et je compte les heures avant midi, puis avant 18h… Je rentre de vacances et je pense déjà à poser les prochaines…
    J’espère avoir le cran un jour de sauter le pas.
    En tous cas merci pour ton expérience qui fait une fois de plus bien réfléchir.
    Belle journée.
    Delphine

    • Chez Daine Répondre

      Hello Delphine, comme je te comprends! Le CDI, c’est rassurant. On a un salaire qui tombe, une petite routine au bureau. On connait les clients, les collègues… et on a appris à faire avec les mauvais côtés du job. Les jours où la vie de bureau se passe même plutôt bien, on remet tout en question. “Finalement, ce n’est pas si insurmontable que ça…”.
      En ce qui me concerne, j’ai la chance d’avoir le soutien de mon conjoint (qui me soutient financièrement), ce qui m’a aidé à sauter le pas pour me lancer à fond dans ce que j’aime.
      Je connais beaucoup de personnes qui se sentent perdues dans leurs vies professionnelles mais qui n’ont pas la chance de savoir (encore) ce qui les passionne vraiment. Toi, tu le sais. Alors au risque de tomber dans les clichés, j’ai envie de te dire qu’on ne vit qu’une fois. Et que si ton rêve à toi, c’est de faire de la pâtisserie, fonce!
      Bisous ma belle

  5. Hello,
    Je trouve ton témoignage touchant et je te comprends, puisque j’ai également fini par démissionner d’un travail qui ne me plaisait pas. Il y avait bien sûr le jugement des proches “mais tu as un travail, TOI, tu as un salaire, tout le monde n’a pas ça” ! “Oui mais j’ai fait 5 ans d’études pour avoir un boulot qui me PLAIT et dans lequel je vais m’éclater !”.
    Le plus difficile a été les cinq mois de chômage qui ont suivi… mais depuis j’ai décidé de reprendre une formation en alternance pour compléter mes connaissances et surtout, ne pas rester chez moi.
    Je te souhaite plein de courage dans ton travail d’auto-entrepreneur !
    Claire

    • Chez Daine Répondre

      Salut Claire, j’ai lu beaucoup d’histoires comme la tienne, où la famille et les amis ne comprennent pas que l’on puisse envisager de quitter son CDI. Je pense comme toi : quand on a eu la chance de faire des études, quand on s’est donné du mal pour les réussir, on a envie (légitimement) d’avoir un job sympa. Tu as raison de reprendre une formation pour avoir (enfin) un job où tu pourras t’épanouir. Merci pour ce gentil commentaire 🙂

  6. Comme je te comprends beaucoup trop bien…
    Après 2 as de CDI dans l’événementiel, le burn out m’a rattrapée.
    La vie a fait que j’ai pu démissionner dans des conditions très confortables. La vie de free lance n’est pas pour moi donc je cherche un nouveau job. Mais je me pose vraiment la question de savoir ce que j’ai envie de faire…

    • Chez Daine Répondre

      Salut Azylis, l’événementiel, je connais bien : c’est passionnant mais souvent très prenant. Prends le temps de penser à ce qui te ferait (vraiment) lever le matin, le jeu en vaut la chandelle 🙂 Tiens-moi au courant pour la suite, bises

  7. J ai démissionné. 3 fois. Alors je suis plus X que Y je crois (née en 1978). Donc parcours: sciences po et Grande école .. puis the job dans le para public. A Paris. très bien payé…. A ne rien faire ou pas grand chose. un boulot sans aucun sens, si aucune perspective. J avais un des meilleurs postes de ma promo.. sur le papier. Bilan: migraines, boulimie, pleurs du dimanche soir… Puis anorexie sévère. J ai démissionné au bout d’un an et demi. je pesais 40 kg et théoriquement je devais rembourser mes 18 mois de formation à l’Etat. J ai mis un an à me reconstruire, j ai eu un enfant, j ai publié un roman. Et j ai été démarché par une grosse boite d’informatique pour bosser avec les ministères. Ils sont très contents de moi… et moi je trouve que c’est du vent, que c’est du vide. je perds confiance en moi. Mais j’hésite moins: mon conjoint vient de trouver un job en province. je passe un concours de catégorie A de la territoriale: bibliothécaire, et je le suis. Premier poste: un CAE: 20h payées 600 euros. Pendant 2 ans. puis je suis titularisée en tant que cadre , mais mon poste ne change pas. je bosse 35H et dois (culture d’entreprise oblige) faire des heures sup pour le même boulot qu’en 20H en CAE.. Boulot répétitif. je suis le caprice d’un grand fonctionnaire qui aime bien avoir mes diplômes à ses cotés. Mais il ne me donne pas de boulot. Il finit par le laisser manager les agents d’accueil. Mais ennui, ennui. mes appréciations sont excellentes, mes notes aussi… mais ça va pas. Du coup je fais des enfants, je reprends des études (de lettres: j ai le temps). je punie un autre livre. je m’ennuie. j ai du mal à rester à mon poste passé 16h (je commence à 7h30). je m’ennuie. Du coup je change: je demande mon détachement et je pars un an à l’éducation nationale après une réussite au CAPES de lettres. Là on décide de me faire payer mes études et mon diplôme. j ai un très très bon contact avec les lycéens.. un mauvais avec toute la hiérarchie, et ma tutrice. je mets fin à mon détachement…. Et c’est enfin le rêve: le chef de mon ancien haut fonctionnaire de chef, me propose un poste en bibliothèque municipale. Moi qui ai toujours hésité avec le journalisme, qui adore l’info, et les livres je deviens chef du plateau actualité..Du social (et mon premier job me sert bcp pour bosser avec les associations du quartier), du juridique, du droit de l’entreprise, les médias…. et de la culture…. Bref je commence à m’éclater vraiment.. A 39 ans. Je ne regrette rien. J ai connu deux périodes de chômage dont une assez longues. Mais je sais ce que je veux et ou je vais aller. Et j’en suis ravie. Bon courage pour la suite. la démission m a sauvée la vie. surtout la première…

    • Chez Daine Répondre

      Salut Violette,
      Merci pour ton témoignage que je trouve très positif : malgré tes différentes expériences malheureuses, tu as su avancer, te reconstruire et trouver ta voie. In fine ton parcours t’a amené à renouer avec ta passion pour le journalisme et les infos. Comme quoi, chaque expérience est bonne à prendre, même les plus mauvaises (elles ont au moins le mérite de nous montrer ce que l’on ne veut plus faire). Bon courage pour la suite !

  8. Coucou Lucie !
    Je trouve ton article très touchant. J’ai vécu des choses un peu similaires. Je suis aussi passée du côté de la barrière de ceux qui entreprennent. Je te souhaite d’être épanouie et te prie de ne pas hésiter à me contacter si besoin.
    Bises

    • Chez Daine Répondre

      Hello Barbara, ça me fait tellement plaisir d’avoir de tes nouvelles ! J’avais vu sur les réseaux sociaux que tu avais monté ton projet dans la pâtisserie, je suis ravie pour toi 🙂 J’espère qu’on aura l’occasion de se recroiser, bisous à toi

  9. Je me retrouve beaucoup dans ton témoignage… avec quelques nuances. Un travail que j’adore, une bonne équipe mais un rythme effréné. Des semaines de 45h, moi si attachée à mon rythme de 35h. Enchainer les patients comme à l’usine, j’avais l’impression d’être en pilotage automatique, c’était déshumanisé. Les mêmes symptômes que toi s’installent, du psychosomatique. Je délaisse le maquillage et les talons. J’économise mon énergie si précieuse. Je suis irritée et mon entourage le subi un peu (les pauvres ont été courageux !!).
    J’ai demandé un mi temps. Accepté. Il commence ce mois ci et je suis heureuse !!

    En tout cas, je suis passée par beaucoup de remise en question, ça n’a pas été une période facile… Beaucoup de doutes. Tu as eu beaucoup de courage et j’en suis admirative !! Bonne continuation et profite de ta nouvelle vie !!
    https://la-parenthese-psy.com/

    • Chez Daine Répondre

      Merci pour ton témoignage ici, je suis contente de voir autant de partages sous cet article 🙂 Le mi-temps, c’est une bonne option pour souffler un peu tout en continuant à exercer le métier qu’on aime. Je te souhaite de te retrouver (avec le maquillage et les talons) et de profiter à nouveau de tes proches. Bises

  10. Pingback: Liste de 30 choses à faire avant 30 ans - Idées Bucket list

  11. Moi aussi j’ai eu 30 ans cette année, et j’ai envie de tout plaquer aussi pour vivre de ce qui me plait ! Mais pas ton courage.. Bravo, j’applaudis, et je trouve que tu as une belle écriture je suis sûre que ça va marcher 😉
    Bises XxX

    • Chez Daine Répondre

      On pense souvent que la première “vraie” remise en question de sa vie professionnelle se fait à 40 ans. Mais quand j’observe mon entourage, je me rends compte que nous sommes nombreux à la connaître à (presque) 30 ans (ce qui ne nous empêchera pas une nouvelle remise en question à 40 ans ahah). Pas plus tard que tout à l’heure sur les réseaux sociaux, j’ai vu qu’un ancien copain de ma promo d’école de commerce plaquait tout pour aller enseigner le français à l’étranger. Plus que du courage, il faut je crois, essayer de se faire confiance. Je te remercie en tout cas pour ton compliment tout gentil 🙂

  12. bonjour je viens de lire votre billet et je dit bravo .

    effectivement quitter un certain confort est très difficile.

    J’ai 50 ans et je ne suis pas sorti de l’entreprise ou je suis depuis 20 ans mais que de galère pour arriver enfin ou je souhaitais.

    Surtout je vous dit bravo pour avoir sentie et écouté votre corps qui vous disais que vous n’étiez plus vous même !

    Bonne chance pour votre aventure de la vie 🙂

    • Chez Daine Répondre

      Bonjour Fred, merci pour votre commentaire positif et encourageant !

  13. Le monde du travail est tellement difficile. Je crois qu’on est beaucoup à être paumées ! Personnellement, j’ai des diplômes qui ne me servent absolument à rien sur le marché du travail. J’ai fait tout un tas de jobs tellement différents les uns des autres que je ne sais même plus moi même ce que j’aimerai réellement faire.
    Lorsque je vivais aux Etats Unis, j’ai même fait une sorte de burn out avec à la clef une super grosse perte de poids à ne pas me reconnaître.
    Depuis mon retour en France, mon CV ne plaît toujours pas et c’est un peu l’impasse. Et pourtant j’ai bien plus d’une corde à mon arc…que j’aimerai enfin être épanouie professionnellement ! En tout cas, c’est ce que je te souhaite !
    Bisous !

    • Chez Daine Répondre

      Salut Audrey 🙂 Je suis d’accord avec toi : pendant nos études, on apprend des milliers de choses théoriques (qu’on retient le temps d’un partiel) qui semblent souvent bien déconnectées du monde réel du travail. Les stages, pendant les études, c’est le plus intéressant. Ca permet de remplir un peu le CV avant de débarquer sur le marché du travail, et de découvrir ce qui nous intéresse (ou tout du moins, ce qui ne nous intéresse pas “finalement”). Avant de décrocher ce CDI dont j’ai démissionné, j’ai galéré moi aussi. Soit les entreprises ne proposaient que de CDD (et prévenaient souvent dès le départ qu’elles n’auront jamais le budget pour recruter en CDI), soit un autre candidat bénéficiait du fameux “coup de fil de papa/maman/tonton/papi/chéri” qui faisait passer son CV sur le dessus de la pile… Je te souhaite sincèrement de trouver ta voie, et qu’une entreprise saura te donner ta chance 🙂 Bisous ma belle !

    • Chez Daine Répondre

      Hihi merci ma belle, j’aime bien en glisser dans mes articles 🙂

  14. Bonjour,

    Que nous sommes nombreuses et nombreux a vouloir sauter le pas!
    J’aimerai plus que tout quitter mes boss haineux de tout et mes collègues râleurs et lunatiques qui me pourrissent toutes mes journées. Mais je ne trouve pas d’emploi ailleurs dans ma branche… je reste parce qu’avec mon conjoint les fins de mois sont difficiles et malheureusement c’est moi qui ramène le plus « gros  salaire ».
    J’ai donc juste une question : puisque tu n’as pour l’instant pas encore de salaire, avec quel revenu vis tu?
    Le chômage ne fonctionne pas lors des démissions (sauf cas exceptionnel).
    Merci d’avance et surtout bonne continuation. Tu es courageuse et le courage paie un jour ou l’autre.

    • Chez Daine Répondre

      Hello Célia, pour répondre à ta question : je vis en Polynésie et ici, le chômage, ça n’existe pas (qu’on démissionne ou qu’on se fasse licencier pour n’importe quelle raison). Le RSA non plus. Si tu ne travailles pas, tu n’as aucune rentrée d’argent. J’ai anticipé ma démission et cette absence de revenu en mettant de l’argent de côté. Au risque que cela soit un conseil “banal”, c’est ce que je conseille à tout le monde : à partir du moment où on sait que l’on va finir par démissionner (que cela soit dans 6 mois, 1 an ou 5 ans), mieux vaut commencer à épargner (même si ça implique de renoncer à pas mal de choses…). Et j’ai également la chance d’avoir un conjoint qui travaille. Je te souhaite en tout cas de trouver un job plus épanouissant (avec une bonne ambiance de travail), bises à toi !

  15. Coucou,
    Je souhaitais te remercier pour ton témoignage qui fait du bien et qui parle sans doute à toute une génération !
    Je fais également partie de cette génération Y et j’adore ton analyse des rapports entre les personnes de différentes générations au travail. Frappant de vérité (malheureusement).

    Bref, merci encore et bravo à toi pour ce texte touchant et drôle.
    Je traverse les mêmes doutes et subis un mal-être pesant et grandissant dans ma vie professionnelle. Peut être que la lecture de ton article aura l’effet d’un premier déclic chez moi !

    • Chez Daine Répondre

      Coucou Valentine, merci pour ce gentil commentaire. A l’époque, les témoignages de personnes qui avaient osé changer de vie m’ont beaucoup aidée (et m’ont donné du courage pour oser moi-même démissionner). C’est pour cette raison notamment que j’ai souhaité partager mon histoire sur le blog : dans l’espoir que cela puisse aider quelques personnes qui seraient dans cette même situation. Avec le recul, je ne peux que te conseiller de rester vigilante et de réagir avant d’être submergée par ton mal-être. Bon courage à toi, tiens-moi au courant pour la suite 🙂 Bises

  16. Bravo à toi ! Moi il a fallu des années et un burn out pour que je me pose des questions sur mon travail en tant que journaliste au sein d’un quotidien régional . Depuis j’ai arrêté et … je suis heureuse . En revanche ce qui intéressant c’est ton regard sur la génération X . J’ai le même sur le regard Y . Je les trouve malléables, corvéables à merci pour plaire au chef, moi j’etais râleuse, je discutais tous sujets …mais peut-être une question de personnalité plutôt qu’une question de moyenne d’age.

    • Chez Daine Répondre

      Merci Sophie ! Effectivement, je te rejoins : le fait d’appartenir à telle ou telle génération ne suffit pas à nous définir (et heureusement !) 🙂 Il est vrai que dans ma situation, les personnes que je côtoyais au bureau “rentraient plutôt bien” dans les clichés de leur génération. Je te remercie en tout cas pour ton message, qui nous prouve une fois de plus que c’est rarement une mauvaise décision de quitter un job dans lequel on se sent mal. Bises à toi !

  17. Merci pour cet article ! J’ai pris la même décision récemment, et officialisé mon départ ce matin, pour tomber tout à fait par hasard sur ton article…ce soir! Coïncidence ? Je crois surtout que j’avais besoin de lire, d’entendre, quelques mots rassurants, me confortant dans ma décision du jour. Donc merci à toi.

    PS: J’ai lu ton article sur les choses à faire avant les 30ans! le point 16 a particulièrement retenu mon attention, je suis en plein test 🙂 Je suis preneuse d’un article sur ” the méthode” pour y arriver, avec un plan d’action végé sur 30 jours ! ( personnellement, j’en suis au 4ème jour, et la planche de charcut’ ente copines me manque déjà 🙂 )

    Bonne continuation!

    • Chez Daine Répondre

      Hello Nour, je suis ravie que cet article te fasse du bien au moral 🙂 Pour le “plan d’action végé sur 30 jours”, je note la demande et je ne manquerai pas de partager ici mes idées une fois que le challenge sera relevé (on n’y est pas encore ahah). Bises à toi !

  18. Locatelli chantal Répondre

    J ai aimé vous lire…Et je dis respect…Bravo. ..Vous avez su respecter vos valeurs c est super ….Et changer de cap assez tôt avant que votre corps vous arrête. ..Bonne continuation….

  19. “Chaque matin j’enfile mon “masque de bureau”” : Quelque soit la génération et l’expérience, c’est un déclic. A entendre et à écouter. Absolument. Ensuite, il n’y a pas qu’une seule solution ; à chacun de trouver la sienne, plus ou moins immédiate, plus moins radicale.

    • Chez Daine Répondre

      Merci Claire pour ton message. Je suis d’accord avec toi quand tu dis “à chacun de trouver sa solution” : l’essentiel est de réussir à sortir d’une situation “pas viable” en l’état. Démissionner est la solution la plus radicale; parfois un changement de service ou une mise au point qui recadre les choses (pas seulement l’espace de 48H…) peuvent être efficaces.

  20. Chouette article !
    Ça me parle beaucoup !
    Je me joins aux autres pour te transmettre soutien et encouragements.

    • Chez Daine Répondre

      Merci beaucoup pour ces encouragements, ça me fait chaud au coeur 🙂

Ecrire un commentaire